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Historique
Le principe de l'effet photovoltaïque (transformation directe d'énergie
portée par la lumière en électricité) a été appliqué dès 1839 par Antoine Becquerel
qui a noté qu'une chaîne d'éléments conducteurs d'électricité donnait
naissance à un courant électrique spontané quand elle était éclairée.
Plus tard, le sélénium puis le silicium se sont montrés aptes à la production de premières cellules photovoltaïques (posemètres pour la photographie dès 1914, puis 40 ans plus tard (en 1954) pour une production électrique).
La recherche porte aussi maintenant sur des polymères et matériaux
organiques susceptibles (éventuellement souples) qui pourraient
remplacer le silicium.
Technique
Dans un semi-conducteur exposé à la lumière, un photon d'énergie suffisante arrache un électron, créant au passage un "trou".
Normalement, l'électron trouve rapidement un trou pour se replacer, et
l'énergie apportée par le photon est ainsi dissipée. Le principe d'une
cellule photovoltaïque est de forcer les électrons et les trous à se
diriger chacun vers une face opposée du matériau au lieu de se
recombiner simplement en son sein : ainsi, il apparaitra une différence de potentiel et donc une tension entre les deux faces, comme une pile.
Pour cela, on s'arrange pour créer un champ électrique permanent au moyen d'une jonction PN, entre deux couches dopées respectivement P et N :
Structure d'une cellule photovoltaïque
- La couche supérieure de la cellule est composée de silicium dopé N.
Dans cette couche, il existe une quantité d'électrons libres supérieure
à une couche de silicium pur, d'où l'appellation de dopage N, comme
négatif (charge de l'électron). Le matériau reste électriquement
neutre : c'est le réseau cristallin qui supporte globalement une charge
positive.
- La couche inférieure de la cellule est composée de silicium dopé.
Cette couche possèdera donc en moyenne une quantité d'électrons libres
inférieure à une couche de silicium pur, les électrons sont liés au
réseau cristallin qui, en conséquence, est chargé positivement. La
conduction électrique est assurée par des trous, positifs (P).
Au moment de la création de la jonction P-N,
les électrons libres de la région N rentrent dans la couche P et vont
se recombiner avec les trous de la région P. Il existera ainsi, pendant
toute la vie de la jonction, une charge positive de la région N au bord de la jonction (parce que les électrons en sont partis) et une charge négative
dans la région P au bord de la jonction (parce que les trous en ont
disparu) ; l'ensemble forme la Zone de Charge d'Espace ( ZCE ) et il
existe un champ électrique entre les deux, de N vers P. Ce champ électrique fait de la ZCE une diode,
qui ne permet le passage du courant que dans un sens : les électrons
peuvent passer de la région P vers la région N, mais pas en sens
inverse ; inversement les trous ne passent que de N vers P.
En fonctionnement, quand un photon arrache un électron à la matrice,
créant un électron libre et un trou, sous l'effet de ce champ
électrique ils partent chacun à l'opposé : les électrons s'accumulent
dans la région N (qui devient le pôle "-" ), tandis que les trous
s'accumulent dans la couche dopée P (qui devient le pôle "+" ). Ce
phénomène est plus efficace dans la ZCE, où il n'y a pratiquement plus
de porteurs de charges (électrons ou trous) puisqu'ils se sont
annihilés, ou à la proximité immédiate de la ZCE : lorsqu'un photon y
crée une paire électron-trou, ils se séparent et ont peu de chance de
rencontrer leur opposé, alors que si la création a lieu plus loin de la
jonction, l'électron (resp. le trou) nouveau conserve une grande chance
de se recombiner avant d'atteindre la zone N (resp. la zone P). Mais la
ZCE est forcément très mince, aussi n'est-il pas utile de donner une
grande épaisseur à la cellule.
En somme, une cellule photovoltaïque est l'équivalent d'un générateur de courant auquel on a adjoint une diode.
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